| lundi 24 avril 2006, a 20:31 |
| SOHANE, ou la loi de la cité ... |
Il y a « une bestialité irréductible, profonde, active et délibérée »,
mais d'ailleurs pas spécialement individuelle, dans l'acte de JAMMAL DERRAR, 22 ans, surnommé "NONO", l'assassin de Sohane, brûlée vive, à la Cité Balzac de Vitry/Seine.
La cité obéit à des règles, des codes,
qui échappent à l'autorité officielle, mais n'en sont pas moins
contraignants.
Sohane, par son attitude, son « look », sa liberté
affichée, a désobéi aux codes virils imposés par la cité.
Nono, en
quelque sorte, lui a « donné la punition », comme disent les mafieux.
Son geste fait écho aux coutumes archaïques encore en vigueur, par
exemple en Turquie, où les femmes violées sont assassinées par leurs
frères. On parle de crimes d'honneur…
Les messages des "petits mâles dominants" aux représentantes du "sexe faible" sont on ne peut plus clairs, : Si tu t'écrases pas, j'te baise, j'te tappe ou j'te scrame".
Mais voilà, nous sommes en France ; ni en Jordanie, ni au Pakistan !
Ceux qui rêvent de faire une autodafé des caricatures "blasphématoire", s'entraînent-ils sur les copines du quartier ?
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